Rédaction : Vous avez appris le français depuis longtemps, j’imagine, puisque vous le parlez très bien.
AEF : Merci beaucoup. J’ai étudié le français à l’école, je suis allée aussi en France pour quelques mois. Maintenant je suis étudiante en Sciences Po et membre de cette association.
Rédaction : Pourquoi cette association des étudiants francophones ? De quoi exactement s’agit-il ? Ca vous apporte quoi ?
AEF : Tout d’abord, il faut préciser qu’il ne s’agit pas de bénéfices matériels. C’est une association estudiantine à caractère apolitique et non-profit qui déroule ses activités dans les grands centres universitaires de Roumanie. On a des filières francophones dans tous le pays, pas seulement sur Bucarest.
On organise toutes sortes d’activités, comme par exemple de conférences avec des représentants de la vie politique roumaine et internationale, des journalistes, des tables rondes. On a organisé la première université d’été francophone à Brasov qui a réunit presque 300 participants provenant des pays francophones.
A cette occasion, on a lancé aussi le premier numéro de la revue bilingue d’analyse et de recherche « La Parole aux étudiants » parce que nous avons constaté que malheureusement les étudiants de Roumanie qui veulent faire une recherche dans leur domaine d’activité ont du mal à publier, à éditer, à s’exprimer par écrit. Il n’y a pas beaucoup de gens qui prennent en compte les opinions des étudiants qui veulent faire de la recherche.
Rédaction : J’imagine que dans quelques années vous serez professeur à l’Université Francophone qui a été annoncée par le Monsieur le Président Jacques Chirac et aussi par Monsieur le Président Traian Basescu.
AEF : Je ne sais pas pour le moment. Je désire faire une carrière diplomatique. On verra bien.
Rédaction : Très bien, nous vous souhaitons bonne chance dans votre future carrière…
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