FRANCOPHONIE ROUMANIE 2006
 

 

l'Association des Etudiants Francophones de Roumanie

Interview de Mme Marinela Tane, présidente de l'AEFR


 

le site de l'association :

www.aefr.ro

 
 

Rédaction : Présentez-nous en quelques lignes l'Association des Etudiants Francophones de Roumanie.  
  

L’Association des Étudiants Francophones de Roumanie (AEFR) a pris naissance en automne 2005, donc septembre 2006 c’est pour nous un moment à plusieurs significations Un an plus tard, à quelques jours du Sommet de la Francophonie, notre jeune association prend une signification de la plus haute importance.

En effet, nous avons créé l’AEFR non seulement pour les étudiants francophones mais aussi pour ceux qui, sans parler le français, s’intéressent aux valeurs de la francophonie. Notre but est de répondre à leurs intérêts en tant qu’étudiants et à les guider dans leurs recherches concernant l’éducation, le travail, la mobilité, la culture et les relations humaines dans l’espace francophone.


  
Rédaction : Comment aidez-vous les étudiants francophones ?

Tout d’abord en leur diffusant l’information : « l’opportunité ». Nous avons plus de 200 membres adhérents que nous tenons informés régulièrement sur divers thématiques : offres de bourses, stages, sessions de formations, emploi, possibilités d’échanges dans l’espace francophone, événements culturels, débats et rencontres divers.

Il y a ensuite les événements que nous organisons nous-mêmes ou dans lesquels nous sommes impliqués. Nous invitons souvent les étudiants à travailler avec nous dans l’organisation d’événements. Ce qui leur permet de prendre contact directement avec le milieu et les acteurs francophones.

Rédaction : Quelles sont les actions, les activités que vous organisez ?

Pour notre première année, nous avons eu la chance de travailler en étroite collaboration avec l’antenne régionale de l’OIF. Nous avons appuyé les États Généraux de la Francophonie au mois de mars dernier. De plus, nous avons participé à l’organisation du concert «  La Francophonie en chansons » le 25 mars dernier, à la Salle du Palais à Bucarest. Cela nous a permis de côtoyer 10 autres étudiants francophones, expérience qui fut fort agréable et enrichissante pour tous !

De plus, en collaboration avec l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), nous sommes parvenus à envoyer des étudiants pour nous représenter aux Assises de la Francophonie, à Chisinau et à Iasi ; rencontres qui avaient pour but de mettre en place des projets de développement régionaux pour l’éducation et la jeunesse.

Entre le 14 et le 18 juillet, en plus de participer à son organisation de la première Assemble Générale du Conseil international des organisations de jeunes de la Francophonie (CIJEF), à Sinaia, AEFR a été formellement invitée. Ce fut la participation la plus importante de AEFR au cours de l’année 2006. En effet, les représentants des jeunes de 52 pays francophones, y compris la Roumanie, étaient présents au rendez-vous. Le mandat de CIJEF est d’implanter dans tous les pays et États membres de la Francophonie un conseil national de jeunes reconnu par l’État, de renforcer les associations de jeunes existantes et de soutenir l’implantation de politiques de la jeunesse au sein des gouvernements.

En ce qui concerne les projets permanents, nous avons déployé un centre virtuel d’assistance pour les étudiants étrangers (http://www.decouvrir.aefr.ro/ ) qui viennent en Roumanie et pour les Roumains qui font leurs études Erasmus dans un pays francophone européen. (http://www.erasmus.aefr.ro/). À cet effet, nous allons organiser des rencontres d’information pour les étudiants Erasmus.

Finalement, cet automne nous préparons un événement culturel que nous réaliserons tous les années question de créer une tradition chez les étudiants.

  
Rédaction : Quelle est l'importance de cette année (le Sommet, les manifestations etc) pour la Roumanie ?

  
2006 est l’année qui rend la Francophonie plus « visible » en Roumanie et qui rend la Roumanie plus visible pour la Francophonie. La Roumanie doit profiter de cette chance qui lui est offerte.

Pour les étudiants et les jeunes roumains, les manifestations de cette année sont une occasion de voir que la francophonie est plus qu’un fait linguistique et qu’un mouvement bilatéral entre la culture française et roumaine ; ce qui longtemps fut appréhendé ainsi en Roumanie. La francophonie est sans doute plus que cela.

Du même coup que le déroulement du Sommet, plus de 50 pays de la Francophonie auront la chance de présenter leurs richesses en matière de littérature, musique, spectacle, photographie, art plastique, improvisation, art urbain ; événements interactifs qui se passeront dans la rue. Ce qui aura pour effet d’apostropher non seulement les francophiles, mais aussi les gens de la rue. Une invitation à s’y arrêter et à en profiter, n’est-ce pas ?

   
  Propos recueillis par Bogdan Boboc