FRANCOPHONIE ROUMANIE 2006
 

« Asociatia Studentilor Francofoni » (Association des Etudiants Francophones) ASFR

Interview de Mlle Anca Predescu

 
 
 

La rédaction : Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre association ?

« Je suis actuellement en dernière année à la Faculté d’Administration des Affaires en Langues Etrangères ; l’examen pour obtenir la Licence se déroulera fin Juillet.

Dans un contexte de difficultés dans les rapports avec les entreprises, de complexité des démarches vers les institutions, l’ASFR a été créée l’année passée par des étudiants de Cluj, et bien vite, un réseau s’est créé dans tout le pays. J’ai recruté, formé l’équipe de Bucarest, et ouvert un bureau de l’ASFR dans la capitale. Aujourd’hui, l’ASFR compte plus de 800 membres, dont plus d’une centaine d’actifs. L’objectif de l’ASFR est d’être une interface entre les étudiants et le monde institutionnel francophone (les Universités, pour les demandes de bourses par exemple) et le monde de l’entreprise francophone (pour l’obtention de stages, ou le placement professionnel). »

 

La rédaction : Quelles actions engagez-vous pour réaliser vos objectifs ?

« D’abord, dans l’optique de dynamiser le réseau des étudiants francophones, ainsi que les informer sur le monde Francophone, nous organisons des conférences en collaboration avec l’Institut Français de Bucarest sur des sujets chers aux étudiants. Ainsi, cette année, nos membres ont pu réfléchir sur les thèmes :

  • le pouvoir de la crédibilité
  • l’avenir des ressources humaines

Par ailleurs, des « cafés-débats » sont organisés régulièrement.

Une newletter est envoyée à nos membres.

En Mars, nous avons collaboré avec l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie) pour intervenir dans le forum « Université et francophonie ». Nous remercions à ce propos au Service Culturel qui a aidé les étudiants à payer le déplacement, et leur a permit de participer aux débats à Iasi, Timisoara, Cluj et Bucarest.

Nous avons collaboré avec une revue internationale pour aider à la traduction des articles du roumain au français. La revue fait partie du “Réseau pour la prévention de l’abus et de la négligence de l’enfant”.»

 

La rédaction : Quels principaux problèmes rencontrez-vous dans la gestion de votre association ?

« D’abord, nous constatons un manque de mobilisation. Les étudiants ne se sont pas impliqués autant qu’on l’aurait souhaité …Cela dit, à notre début, nous n’avions pas l’expérience pour mobiliser beaucoup de gens. Ca viendra…Le deuxième tient au fait qu’avec l’arrivée des vacances scolaires, les étudiants sont très peu disponibles pour préparer une rentrée extrêmement riche, avec le Sommet de la Francophonie à Bucarest. »

 

La rédaction : Quels sont les moyens de communication que vous mettez en place, comment obtenez-vous leurs financements ?

« Nous utilisons : Un site Internet, Une newsletter, Des affiches dans les universités, Des prospectus, Des dossiers de présentations, La présence aux Etats Généraux de la francophonie, Des relations avec des partenaires tels que l’ambassade du Canada. En matière de financement, nos dossiers de présentation sont destinés à la recherche de financements. L’ambassade du Canada nous soutient ; et nous envisageons d’avoir recours à une cotisation annuelle très modique des membres (de l’ordre de 50 000 lei = 1,5 euros). »

 

La rédaction : Quels sont vos relations avec l’espace francophone en Roumanie ?

« Un avantage de l’ASFR Bucarest est le soutien de l’Institut Français dans les projets initiés en assurant une espace pour se dérouler et la présence des invités importants de l’environnement francophone à Bucarest à nos événements. Par l’intermédiaire du Service Culturel de Bucarest, les membres de l’association ont eu la chance de se renseigner et de participer à divers événements francophones (lancements de livres, conférences). Comme je l’ai dit, l’ambassade du Canada est notre partenaire. Nous envisageons aussi des projets visant une collaboration avec les quatre ou cinq autres associations francophones étudiantes. Peut-être une fédération globale… »

 

La rédaction : L’avenir de la francophonie en Roumanie …?

« L’intégration de la Roumanie dans l’Union Européenne est une formidable opportunité pour la francophonie en Roumanie. Les gens seront plus ouverts. En Roumanie, on étudie le français depuis l’âge de huit ans. Les gens ont un grand potentiel pour bien communiquer avec la France. Avec l’intégration, les gens et les entreprises vont venir en nombre…ça va encourager l’apprentissage du français. L’avenir, c’est la communication, quelle que soit la langue…A nous de construire l’avenir de la francophonie en Roumanie. Si j’étais une entreprise francophone, je serais attirée par un pays comme la Roumanie… »

 

La rédaction : Le mot de la fin ?

« Je crois que la vie associative est très importante pour les étudiants, du point de vue de l’expérience qu’elle apporte en terme de communication, responsabilités assumes, stratégies. Elle offre le cadre pour s’exprimer et faire se rencontrer des gens aussi ouverts les uns que les autres… »

 

Propos recueillis par Matthieu Fourny et Pablo Grandjean