FRANCOPHONIE ROUMANIE 2006
 

 

Club de journalisme scientifique : Explorateur. Entretien avec Elena Mitrescu, coordinatrice.

 

La Rédaction : Pouvez-vous présenter votre association et son action ?

Explorateur existe depuis trois ans. L’objectif que se sont donné ses 20 membres est de promouvoir le journalisme scientifique, et de cultiver le goût de la science. Explorateur est un projet de l’ONG Team Work, association étudiante roumaine à l’initiative de nombreux projets, qui est affilié à l’Université de Bucarest. A noter que les membres du club sont   accrédités à l’UNESCO pour faire des courses de journalisme.

Notre action consiste d’abord à former des étudiants au journalisme scientifique. Nous donnons donc des cours ; nous nous tournons particulièrement vers les lycées où nous animons des ateliers scientifiques de recherche. Des  exemples d’ateliers traités : le canabis, le dopage, les risques sismiques, SRAS et SIDA et la grippe espagnole, Einstein etc.

Nous faisons aussi de la communication pour le projet de la Cité des Sciences et de l’Industrie en Roumanie. En effet, la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris envisage d’accompagner  des projets scientifiques en Roumanie, en automne prochain. Le coordinateur du projet, Mr Ortega, est en train de préparer une communication à ce sujet pour le Sommet Mondial de la francophonie à Bucarest. Nous ambitionnons aussi de mettre la main à la pâte pour le Sommet mondial. Des projets sont en préparation, avec les Cités des Sciences du Liban, Maroc, Canada, Tunisie et  France.

Par ailleurs, nous avons animé le projet « Jardins Botaniques » au Jardin Botanique de Bucarest, animé des ateliers lors du « jour des étudiants de Craiova », et lors du « salon international du livre ».

 

La Rédaction : Quels rapports entretenez-vous avec l’espace francophone en Roumanie ?

L’ambassade de France est notre seul sponsor pour le moment. Nous avons avec eux d’excellents rapports. Il faut signaler que l’ambassade de France fait des recherches et des projets scientifiques que la Roumanie ne fait pas encore mais j’ai la certitude que les choses vont changer…A part cela, nous avons eu des rapports avec l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), lors des Etats Généraux de mars 2006 en Roumanie, sur les forums « Nouvelles technologies et francophonie », « Innover en français », et « Université et francophonie », où nous sommes intervenus.

Dans l’associatif francophone, nous collaborons avec l’Association des Professeurs de Français de Roumanie, , ainsi qu’avec l’Association des Etudiants Francophones, (AEFR) pour l’Université francophone de fin Juillet à Brasov.

 

La Rédaction : Quels problèmes rencontrez-vous, que voudriez-vous des autres acteurs de la francophonie ?

J’attends plus d’intérêt envers l’associatif et envers la science surtout. Il n’y a pas d’intérêt de la part des étudiants, très peu d’implication, mais pas d’intérêt non plus de la part des professeurs ce qui est plus grave. Pour tout dire, on collabore plus facilement avec des institutions étrangères qu’avec les roumains…

Le mot de la fin :

«  Les catastrophes naturelles n'ont rien de naturel. Mais la sciences est née par la nature et une personne bien informée est plus difficile à manipuler. »

 

Propos recueillis par Pablo Grandjean