FRANCOPHONIE ROUMANIE 2006
 

 

Interview avec Monsieur Mouloumba Kabouaï, journaliste au quotidien "Le Potentiel", Congo Kinshasa

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Rédaction  : Vous venez du Congo Kinshasa. Vous pouvez expliquer à nos lecteurs quel est le contexte géographique et géo-politique de la zone ? Je suis convaincu que beaucoup de personnes ne connaissent pas cette subtilité entre les 2 Congo.

Congo  : Je suis journaliste à un quotidien qui s’appelle « Le Potentiel » et qui fait 7000 exemplaires pour une pagination de 24 pages. La République Démocratique de Congo ou Congo-Kinshasa, du nom de sa capitale Kinshasa. Il ne faut pas confondre avec l’autre Congo, Congo-Brazzaville ou République du Congo.

Rédaction  : Expliquez-nous ce paradoxe. Pourquoi avec toutes ces richesses, la population est-elle si pauvre ?

Congo  : Oui, c’est ça le contraste. En complicité avec le pouvoir et le monde extérieur, l’élite étrangère exploite la population. Il faut ne pas oublier cet héritage colonial qu’on a eu. On espère que cette année avec les élections, sera changée la dictature.

Rédaction  : Le Congo-Kinshasa est un pays francophone. Quelle est la situation de la langue française dans le pays ?

Congo  : A Kinshasa nous parlons tous le français, langue officielle, langue de l’administration. A l’école on apprend tous le français. On a été une colonie belge.

On n’a pas assez de soutient sur le plan international. On ne parle pas d’habitude du Congo sur le plan international de la francophonie. La francophonie peut beaucoup nous aider. On n’a pas la même culture, mais on a la même langue. C’est la langue qui nous unit. Si la francophonie soutient le Congo en Afrique centrale, je pense que c’est une bonne chose. La francophonie doit s’imposer pour faire face à l’anglais qui met le pied dans l’est du pays.

En dehors de la politique, je pense que les relations entre les Roumains et les Congolais sont très bonnes.

 

Rédaction  : Avec nos remerciements !

 

 

Propos recueillis par François Renaut