Rédaction : Vous êtes une jeune journaliste roumaine, qu’est-ce que ça signifie ? Quelles sont les études, les nécessités pour accéder à une fonction de journaliste ?
Laura : Moi, personnellement, j’ai étudié les langues étrangères, l’arabe et l’espagnol. Et après ça, j’ai suivi des cours de master en relations internationales. Apres 5 ans de travail comme traductrice, je suis devenue journaliste.
Rédaction : Etre journaliste en Roumanie, vous travaillez dans les mêmes conditions que les journalistes de l’Europe de l’Ouest ? Vous sentez encore des pressions ?
Laura : Personnellement, je n’ai jamais senti de pressions, surtout que je travaille sur la politique internationale.
Rédaction : On attend souvent dans la presse que certains quotidiens seraient un peu muselés par des intérêts privés.
Laura : Ca peut arriver. Mais je pense que ça arrive partout dans le monde, y compris en France.
Rédaction : Vous êtes francophone. Que représente ce sommet de la francophonie en Roumanie ?
Laura : Pour nous les journalistes, ce n’est pas une occasion si spéciale parce qu’on n’a pas pu parler avec les invités. L’organisation n’a pas été si ouverte comme on l’attendait. Donc, on a été un peu déçu par ce manque de communication.
Rédaction : Cette absence de relations avec les autorités n’est pas compensé par les communiqués de presse ? Qu’est-ce que vous auriez souhaité ?
Laura : On a essayé d’organiser des interviews. Cela n’a pas été possible, je crois que c’était surtout à cause des mesures de sécurité.
Rédaction : En tant que journaliste vous êtes déçue, en tant que roumaine, qu’est-ce que le sommet apporte aux habitants de la Roumanie ?
Laura : Ca apporte de l’image, des relations bilatérales entre les pays. C’est très important. L’image sera positive.
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Rédaction : Vous faites parti de la rédaction du journal « Cotidianul ». En ce qui concerne ce sommet, on peut entendre en Roumanie différentes opinions, soit des compliments, soit des doutes, des incertitudes. Comment croyez-vous que ce sommet est reçu par les Roumains ?
M. Oprea : Le sommet de la francophonie est maintenant ressenti différemment. Au niveau de l’homme quelconque, les choses ne sont pas tout à fait claires, le fait qu’il soit directement affecté, qu’il puisse plus arriver au travail comme d’habitude, c’est sûr que cela représente une mal à l’aise. Mais, la plupart des gens comprennent de quoi s’agit-il, à un niveau supérieur, les personnes qui sont informées, cet événement représente une très bonne chose, une formidable opportunité pour que le monde entier nous connaisse par la francophonie, vu aussi les traditions francophones de la Roumanie et bien sûr les très bonnes relations avec la France, relations qui datent depuis longtemps.
Rédaction : Les 20 dernières années, surtout les dernières 5 années, la Roumanie a beaucoup changé. Comment croyez-vous que l’image de la Roumanie est perçue dans le monde ?
M. Oprea : On est sûr du changement. Les Roumains et la presse roumaine s’est considéré offensé chaque fois par les appréciations de la presse étrangère. Le problème est que les Roumains se regardaient dans un miroir déformé. Ils considéraient être meilleurs qu’ils l’étaient. Mais, dans le monde civilisé, ils nous regardaient comme on était. On a appris beaucoup de choses grâce à ces critiques, même si on n’était pas d’accord avec les reproches. Aujourd’hui, on a une meilleure image, la preuve est aussi l’intégration dans l’Union Européenne.
Rédaction : En France, beaucoup de journaux quotidiens ont disparu. En Roumanie, il y en a encore beaucoup ; comment voyez-vous l’évolution de la presse ?
M. Oprea : La presse en Roumanie va se structurer pas à pas. Déjà on peut voir les chaînes de niches, les actualités, déjà les gens commencent à faire la différence entre la presse générale et la presse spécialisée. Ceux qui sont intéressés par l’économie liront la presse économique etc. On a la possibilité de choisir. C’est sûr que certains journaux, certaines revues disparaîtront. On mettra l’accent sur la qualité, pas sur la quantité.
Merci pour ce moment accordé.
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