FRANCOPHONIE ROUMANIE 2006
 

Interview avec Alexandra Mihai, journaliste « Cronica Romana », Département de Politique Etrangère

 

Rédaction  : Comment percevez vous en tant que journaliste, et en tant que Roumaine cet événement ? Quels sont les premiers sentiments que vous avez à propos de se sommet ?

Mme Mihai  : C’est le premier sommet organisé en Roumanie. Pour la Roumanie et pour le gouvernement roumain, c’est une bonne occasion d’affirmation et de promotion d’une image positive. C’est important de parler de l’éducation, de l’information etc, le thème du sommet.

La Roumanie accueille des chefs d’Etat et de gouvernement, elle entre aussi en Europe.

Le 1 er janvier 2007 représente un moment très important pour la Roumanie, nous avons travaillé beaucoup pour ça.

Rédaction  : Vous êtes journaliste depuis quand ?

Mme Mihai  : Je suis journaliste depuis 1985, donc, j’ai connu aussi la période communiste.

Rédaction  : Est-ce que vous ressentez une différence entre la génération ancienne et la génération dite « démocratique » d’aujourd’hui ?

Mme Mihai  : Il y a des différences que je ressens. Tout d’abord les sujets traités. On peut parler librement sur la corruption, les drogues, la violence dans les familles, la violence contre les femmes. Dans la période d’avant la Révolution de 1989, on ne pouvait pas en parler.

Rédaction  : Je crois qu’il reste quelques adultes de l’ancienne génération qui sont dans des postes de responsabilité. Y a-t-il une autre différence de penser ?

Mme Mihai  : C’est un problème avec la génération communiste qui reste encore dans les rédactions des journaux démocratiques. C’est un conflit de génération.

Rédaction  : Mais vous pouvez quand même exercer votre métier sans difficultés ?

Mme Mihai  : Oui, en toute liberté. Je suis une journaliste libre, je peux parler de tous les sujets, il n’y a pas de problèmes. Je suis aussi correspondante pour l’étranger, surtout pour les médias de l’espace canadien.

Rédaction  : Bonne chance dans votre carrière !

 

Propos recueillis par Boboc Bogdan et François Renaut