FRANCOPHONIE ROUMANIE 2006
 

 

Interview avec Madame Véronique Sainte Olive,
représentante France 2

Rédaction  : Que représente pour vos auditeurs cet événement ? Est-ce que vous avez une mesure de l’intérêt ? Particulièrement de ce sommet en Roumanie.

France 2  : L’intérêt du sommet, on ne peut pas le juger en amont. Ca dépend de l’audience que nous aurons dans nos différents journaux. Ce qu’on essaye d’expliquer à nos téléspectateurs qui regardent le Journal c’est que le premier sommet dans un pays d’est change un peu la physionomie de la francophonie. En quoi que ce sommet est un peu paradoxal, il comporte quelques absences. Les présidents des pays avec lesquels la France est en rapport de crise ne sont pas là-bas, par exemple celui de Liban. Donc, on peut dire que c’est un sommet un peu paradoxal.

Rédaction  : Vous êtes journaliste. Depuis 20 ans la Roumanie est passé d’un bloc à un autre système. Souvent la Roumanie a été présentée d’une manière négative. Comment présentez-vous maintenant cette nouvelle Roumanie ?

France 2  : On ne fait pas un magazine sur la Roumanie. On essaye de comprendre et de voir comment fonctionne ce sommet. Le fait que celui-ci se tient à Bucarest permet de changer cette vision.

Rédaction  : C’est un pays que vous connaissez à titre personnel ?

France 2  : Je suis venue une seule fois. Le sentiment qu’on a c’est que ce matin on s’est promené dans les rues de Bucarest, et on a pu constater le Roumain de la rue ne parle pas du tout le français. Alors qu’on nous avez dit qu’un Roumain sur 5 parle le français.

Rédaction  : Vous n’avez pas eu de la chance.

France 2  : Eh oui, mais pourtant on a essayé !

Rédaction  : Oui, le français décroît, espérons que cet événement va changer cette situation, qu’il aura un côté favorable.

France 2  : Oui, espérons bien.

 

Propos recueillis par Boboc Bogdan et François Renaut