FRANCOPHONIE ROUMANIE 2006
 

Interview avec Monsieur DO LE THANG,
journaliste du Lao-Dong, Vietnam

 
 

Rédaction  : Bonjour, vous représentez le journal Lao-Dong du Vietnam. C’est un journal en français ou en vietnamien ?

M. Do Le Thang  : C’est en vietnamien, c’est un journal du syndicat, mais avec des informations générales.

Rédaction  : Les relations entre l’espace francophone et le Vietnam ont sans doute perdu de leur intérêt pour la population. Qu’est-ce que représente pour les vietnamiens d’aujourd’hui l’espace francophone ? Ca représente une nostalgie, un fait historique qui a perdu de son intérêt ?

M. Do Le Thang  : Je pense que pour les vietnamiens, l’espace francophone est un espace culturel. Quand on parle de la littérature, des activités culturelles etc, on pense souvent à la francophonie. Donc, c’est un bon aspect, mais pas suffisant pour maintenir la force de la langue. De plus en plus au Vietnam et dans l’Asie de Sud-est l’anglais joue un rôle très important parce que l’activité économique est primordiale.

Rédaction  : Vu ce déclin de la présence française et vu que vous êtes francophone, pour quoi ce passage pour vous à la langue française ?

M. Do Le Thang  : C’est par hasard parce qu’avant d’entrer au lycée, j’ai appris le français. Une voisine m’a dit que c’est bien de suivre des cours de français. Donc, je l’ai fait.

Rédaction  : Au Vietnam, comme en Roumanie, on a des idées souvent préconçues. On peut fonctionner comme journaliste dans des conditions acceptables ?

M. Do Le Thang  : C’est une question à laquelle je réponds dans chaque pays occidental. Je suis journaliste et on écrit dans l’intérêt du pays.

Rédaction  : Je vous remercie de votre temps et de votre visite en Roumanie !

 

Propos recueillis par François Renaut