FRANCOPHONIE ROUMANIE 2006
 

 

Interview avec Monsieur Marius Polderman,
un investisseur belge en Roumanie

 

Rédaction : Bonjour, je suis avec Monsieur Marius Polderman qui est un citoyen belge installé à Constantza. Pourquoi êtes vous en Roumanie ? On va parler ensuite de ce que vous faites et si vous pouvez nous préciser quel sont les  conseils que vous donnez aux investisseurs belges ou francophones qui souhaiteraient investir sur le littoral roumain.
 
M. Marius : Ce qui m’attire en Roumanie jusqu’à présent c’est l’originalité du pays. Je suis venu en 2000 – 2001 après un voyage en Hongrie à Budapest et dès le premier rencontre avec la Roumanie la langue qui est d’origine latine m’a plu, l’amusement, l’originalité, l’aspect naturel qui règne partout dans la vie et l’énergie. C’est vraiment un peuple qui veut se relever après son passé ce qui est tout à fait explicable et en plus le Roumain en général a quand même l’ouverture de l’esprit, je dirais une ouverture internationale qui me plaît parce que je vis, je travaille et je voyage dans plusieurs pays. Donc je suis bien atterri !
 
Rédaction : Vous êtes un homme de l’international puisque vous êtes à la fois francophone, flamand, hollandais, vous avez une généalogie composée de plusieurs racines. Comment vous y retrouverez vous dans tout cela ? Est-ce que vous réussissez à faire le tri entre toutes ces cultures qui sont différentes ?
 
M. Marius : En général je peux dire comme enfant né en Hollande issu des grands-parents français et hollandais j’ai eu de petits problèmes parce que ce n’est pas tout à fait la mentalité qui m’a plus comme enfant.
 
Je suis parti pour l’Angleterre qui m’a plu un tout petit peu plus et ensuite en Belgique où on trouve déjà le latin qui est quand même retrouvable dans mes ancêtres.
 
Donc quelque part j’ai fini à vivre dans un pays latin, dans la Belgique francophone, la Wallonie qui a beaucoup de liaisons avec toute l’Europe et même la Méditerranée parce qu’il y a beaucoup de gens de l’Italie, l’Espagne, la France qui vivent là-bas depuis longtemps. Et en Roumanie j’ai eu un peu la même la même expérience.
 
Rédaction : Donc maintenant vous êtes installé sur le littoral roumain à côté de Constanta, dans la ville d’Eforie où vous êtes résident à 50% de votre temps. Vous avez créé en plus une agence immobilière. Est-ce que vous pouvez nous parler un peu du littoral roumain et des perspectives immobilières d’ici ?
 
M. Marius : Depuis 2002 j’ai découvert le littoral roumain qui dans son envergure est petit, et n’est pas vaste ; il y a seulement 45 km de littoral exploitable où il faut des projets immobiliers. Ce qui m’a frappé il y a 4-5 ans c’est les petits quartiers, les petites villes balnéaires en ruines ou très négligées. D’autre part il y a des endroits où on construit de nouvelles choses. Il y a beaucoup de choses qui sont déjà faites mais il y a encore à faire ou en train de se faire ! Ensuite, la politique vis-à-vis du développement touristique et immobilier est très forte et sensible en même temps.
 
 
Rédaction : Est-ce que vous pouvez nous donner un ou deux exemples percutants d’affaires que vous avez menés ou d’exemple que vous connaissez de projet immobilier ou d’investissement immobilier qui soit de nature à inciter un citoyen européen à venir sur le littoral ?
 
M. Marius : Oui tout à fait, parfois ça fait un peu mal, pas physiquement mais pour un homme d’affaires psychiquement. J’ai eu certaines choses proposées mais je n’ai pas voulu ou je n’ai pas pu faire que j’ai vu passer de main en main assez rapidement avec des prix doubles ou triples et là on parle de périodes d’un an ou deux ans maximum. En même temps je ne me plains pas parce que j’ai saisi d’autres occasions.
 
Je peux dire que c’est étonnant la survaleur créée en peu de temps.
 
Rédaction : En conclusion, est-ce qu’il y a encore de bonnes affaires à faire sur le littoral roumain ?
M. Marius : Je dirais oui. Certains projets ou certaines zones sont déjà trop populaires et c’est sûr que c’est un peu cher même gonflées dans le prix mais en même temps il y a encore des « perles » à cueillir.
 
Très bien, je vous remercie du temps accordé.
 

par François Renaut