FRANCOPHONIE ROUMANIE 2006
 

 

Interview avec Monsieur Jean-Louis Oheix, Adjoint au maire, Urbanisme, circulation, transports, Tradition félibréenne et méridionale, Questions linguistiques – Francophonie, Ville de Sceaux (www.sceaux.fr)

 

 
par François Renaut et Marilena Badea

Rédaction  : Bonjour, vous êtes, parmi autres fonctions, le représentant de la Fédération Nationale des collectivités pour la Culture de Paris. Vous pouvez nous préciser votre présence ici à Bucarest à l’occasion du Sommet  de la Francophonie et l’activité de votre fédération ?

Monsieur Oheix  : Cette fédération réunit des élus locaux dont le rôle dans leurs villes est occupé par la culture. C’est une fédération qui date depuis 1960, qui a 450 membres et qui a aussi un côté « francophonie », une action francophonie parmi d’autres nombreuses actions dans le domaine de la culture.

Et comme nous avons des rapports très étroits avec la Cité des Sciences, il nous a été proposé de participer à Bucarest francophone avec un stand et bien sûr des participations à des conférences.

Rédaction  : C’est la première fois que vous venez à Bucarest ou en Roumanie ?

Monsieur Oheix  : Non, ce n’est pas la première fois parce que la ville où je suis adjoint soutient une bibliothèque francophone qui a été créée à Targu Mures en Transylvanie et que de ce fait, depuis quelques années, depuis 1999 je suis venu plusieurs fois accompagner le président de cette association.

Rédaction  : En tant que homme de culture et de sciences, parce que vous menez à la fois les deux casquettes, vous avez un jugement actuellement sur la nouvelle Roumanie ?

Monsieur Oheix  : C’est vrai que les choses changent. Tout a bougé. Ce n’était pas si facile. Je me réjouis de l’entrée dans l’Union Européenne.

J’ai vu de vrais et gros progrès, sur le plan économique. J’ai profité de ce voyage pour rencontrer des chefs d’entreprise et je crois qu’il y a un optimisme et que les choses vont dans le bon sens. C’est long, mais on peut compter que de nouveaux moyens pour le développement vont arriver.

Et puis, sur le plan intellectuel, culturel, moi, je suis émerveillé de ce que je vois ces dernières années, tout d’abord la pratique du français en Roumanie. Pas tout le monde bien sûr. Pas seulement les professeurs que nous connaissons, mais aussi leurs étudiants, leurs élèves qui pratiquent une très belle langue française et il y a un souci de se pénétrer de la littérature française peut-être même plus que les étudiants français en France.