FRANCOPHONIE ROUMANIE 2006
 

Interview avec M. Constantin Dragan, réalisateur de programmes à la radio InfoPro

Mais aussi professeur de français !

Rédaction  : Vous avez été dans votre enfance un des animateurs d’une émission en français, en Transylvanie, et plus exactement à Brasov.

Constantin Dragan : Une émission d’une heure qui passait à l’antenne, Radio Brasov en 1993. A cette époque-là, c’était unique au niveau de la Roumanie, et en plus en français, Au début, c’était une émission produite par moi-même et le lecteur de langue française de l’Université de Brasov. Ensuite, il a quitté la ville, et j’ai continué tout seul pendant 6 ans. A partir de 1995 l'emission est meme devenue une co-production entre Radio Brasov et Radio France Internationale. RFI me donnait de la musique, des reportages.

Rédaction  : Vous avez eu l’occasion, j’imagine, de rencontrer des écrivains, des artistes etc.

Constantin Dragan  : Tous les francophones qui passaient par Brasov venaient me rendre visite, pas si nombreux, mais, quand même, j’ai rencontré des chanteurs, des musiciens, des acteurs etc.

Rédaction  : Actuellement vous êtes professeur à l’Institut Français de Bucarest. Vous participez à la formation des gens.

Constantin Dragan : J’enseigne le français depuis 4 ans déjà, je suis en même temps professeur à l’Université de Brasov, je fais aussi un doctorat, je fais de la radio et de la musique. Donc, j’ai 4 activités principales.

Rédaction  : Le sujet du doctorat ? C’est un thème lié à la Francophonie ?

Constantin Dragan : Oui, il s’agit d’écrivains roumains de langue française des années 1900. En ce qui concerne le contenu de ce mémoire, il y a certains écrivains qui sont plus connus, certains pas si connus dans la littérature roumaine. Alexandru Macedonski, Panait Istrati, Benjamin Fondane, Hélène Vacaresco, Anna de Noailles (qui a donné le nom de l’Ecole Française de Bucarest), ce sont quelques noms connus.

Pour la musique, moi avec un compositeur roumain connu Mihai Alexandru, nous sommes les managers d’une chanteuse roumaine que j’ai rencontrée dans un club de Brasov. Elle obtenait la 3 ème position pour la sélection d’Eurovision.

Rédaction  : Comment situez-vous le français ? En progrès, en déclin, en stagnation ?

Constantin Dragan : En déclin, sans doute. Aujourd’hui, tout le monde parle l’anglais. C’est plus utile. Moi, j’ai beaucoup voyagé, j’ai visité des pays très différents, je parlais l’anglais sans doute presque tout le temps, j’ai peu utilisé le français.

Rédaction  : Pour revenir un peu en arrière, quel était l’objet de votre collaboration avec RFI ?

Constantin Dragan : J’ai même travaillé à RFI Roumanie qui s’appelait avant Delta RFI. En 2000 ils m’ont proposé de venir à Bucarest, j’ai fait une émission matinale entre 2000-2004, presque 5 ans. Je suis devenu ensuite directeur de communication de RFI, fonction que j’ai gardé pour 2 ans. Je m’occupais de tout ce qui tenait de ce domaine : politique d’image, campagnes de publicité etc. J’ai de très bons souvenirs. D’ailleurs, je suis encore correspondant de quelques émissions de RFI Paris et en plus correspondant d’une radio francophone de Canada Toronto, une radio qui a des correspondants partout dans le monde.

 
   
La ville de Brasov